Nouvelle Médina et ancienne Médina de Fès

Dans la ville nouvelle, les Marocaines et les Marocains portent des jeans et t-shirts alors que dans la médina, considérée comme le bastion de la tradition musulmane, ce type de tenue n'est pas adéquat. Dans la vieille ville de Fès, tout le monde porte des djellabahs (tenue marocaine traditionnelle sous forme de tunique) et les femmes cachent leurs cheveux sous des voiles.

Le vendredi, jour correspondant dans f le monde islamique au dimanche chez les chrétiens, la médina devient déserte et silencieuse. Les ateliers et magasins ferment. Parés de blanc, les hommes vont à la mosquée alors que les femmes, restées chez elles, préparent le plat traditionnel du vendredi, soit le couscous (de la semoule de blé dur accompagnée d’une sauce de légumes cuits avec de l'agneau ou du bœuf).

Les maisons et les ateliers fermés résonnent alors des enregistrements des imams récitant le Coran. Cinq fois par jour, en appelant les fidèles à la prière, les muezzins font entendre la beauté de leurs voix. Ils chantent du haut des tours de plus de 280 mosquées répandues dans la médina. L'ambiance du vendredi se fait sentir également dans les ruelles autour du mausolée Moulay Idriss où, à défaut de place dans le temple, les fidèles s'arrêtent pour prier. C'est pourquoi il est interdit de venir dans le terrain entourant le mausolée accompagné de bêtes de somme, dont la présence pourrait constituer un risque de pollution des rues par des excréments.

Dans les rues étroites de la médina, il n'est possible de transporter les marchandises qu'à dos d'âne ou de mule, ce qui est la meilleure manière d’approvisionner les magasins et manufactures de la ville en produits. Les passants cèdent la place aux animaux chargés et à leurs guides criant en arabe : * Jhilak, balaie ! », ce qui signifie « Attention ! ».

Dans les rues, il y a également des enfants courant avec des plateaux posés sur la tête et transportant ha pâle pour la fabrication du pain, La cuisson se fait dans des boulangeries, car les maisons, construites surtout en bois de cèdre, pour des raisons de sécurité, sont privées de grands fours que l'on remplace par des fours à gaz. Compte tenu des coutumes régnant dans la médina, des tenues qui y sont portées, des méthodes de fabrication artisanale pratiquées ou encore de l'aspect des maisons, on a l'impression qu’elle n'a en rien changé depuis des siècles.

Artisanat de Fès

La visite de la médina de Fès est une excellente occasion d’observer de près le long processus de production de la vaisselle marocaine traditionnelle. La médina de Fès est pleine de souvenirs originaux du Maroc et les objets y sont vendus sont fabriqués à la main.

Le seul fait de pouvoir farfouiller dans les petits magasins des artisans dont l’assortiment ressemble au trésor d’Ali Baba, constitue une attraction touristique. On peut y voir des artisans travailler est même les prendre en photos. Près de la médersa Bou Lnania, on réalise des articles en bronze (assiette et bijoux ciselé à la main par des artisans de Fès ou en alpaca (théières typiques du Maroc) les tapis tissés manuellement et les couvertures en laine naturelle de mouton et de chameau sont vendus près de la place Séfarine.

Une des spécialités de l’artisanat de Fès et la céramique Fassie à motifs blancs et bleus disponible place Néjarine. Dans la tannerie Chouwara, on retrouve de la maroquinerie fabriquée à la main, babouche – chaussures marocaines traditionnelles, ainsi que des vestes en cuir, sac à main en cuir, ceintures en cuir et des chaussons marocains pour femmes brodés à la main.

A proximité de la tannerie, il y’a des manufactures ou l’on tisse des étoffes et des tissus faits de fils d’agave appelés soie végétale.